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| Architecture
Traditionnelle : Imprimer
Atelier
de tissage
L’une
des particularités de l’île c’est l’originalité
des ateliers de tissage qui sont unique dans leurs genres. L’architecture
de ces ateliers a conservé les mêmes formes qu’il y
a des siècles. A l’époque médiévale
Djerba a connu une période d’essor dans le domaine d’artisanat
textile. Elle a été fréquentée par beaucoup
de négociants étrangers arabes et européens pour
acheter de la laine fabriquée dans les ateliers implémentés
à proximité des marchés.
Ces
ateliers appelés le plus souvent hanout El houki, sont composés
d’une pièce longue, semi-obscure et dont une partie enfoncée
dans le sol pour garder une température agréable dans toutes
les saisons et surtout en été. La façade des ces
ateliers est marquée par une petite porte surmontée d’un
fronton triangulaire, le toit est soit sous forme demi-arc ou parfois
cette courbure est remplacée par une série de voûte.
Nombreux
de ces ateliers sont repartis dans l’île pour la plupart ne
sont plus en activité. Mais si vous passez par hasard à
côté de ces hanout, je vous invite à admirer leur
architecture simple et unique.
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Atelier
de tissage (Vu de face) |
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La
forme d'un atelier de tissage |
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Atelier de tissage, enfoncée dans le sol |
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Atelier de tissage composé d'une pièce longue |
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Atelier de tissage, le
matériel utilisé |
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Atelier de tissage, un artisan en activité |
©nicolas fauqué/www.imagesdetunisie.com |
Les
puits
L’eau,
à Djerba, était depuis toujours un véritable enjeu,
il pleut très peu sur l’île. Pour remédier à
ce manque de source d’eau la population a creusé des puits,
ce qui explique leurs densités. L’eau douce est rare, souvent
a le goût salé de l’eau de mer, elle est impropre pour
la consommation. Auparavant, une communauté s’installait
là où elle trouvait un point d’eau douce et construit
sa mosquée. Souvent sous l’effet de l’excès
de la consommation, dû surtout à la croissance de la population,
cette eau presque douce devenait saumâtre, alors cette communauté
creusa un deuxième puits, ensuite un troisième, etc. Quand
l’eau de l’ensemble de puits est épuisée, cette
communauté se déplaça à la recherche d’autres
points d’eau. Ce qui explique, d’après les historiens,
la densité des mosquées à Djerba.
On
compte à Djerba environ 2500 puits, tous avec leur système
d’irrigation traditionnelle. L’architecture de ces puits est
impressionnante dans sa simplicité, les habitants ont utilisé
des matériaux construits d’une façon artisanale, les
poulies « jarrara » sont pour la plus part en pierre
sculpté et adapté, des supports en bois d’olivier
ou de palmier et des cordes fabriquées de feuille de palmiers pour
attacher le tout. Le puisage de l’eau s’effectuait à
l’aide d’une corde tiré par un dromadaire ou un âne
affin de remonter le dalou rempli d’eau. Cette eau est
stockée dans un grand bassin servant à accumulé l’eau
qu’on appelait hijr, ensuite elle est acheminée
vers les terres à irriguer par une canalisation « saguia
».
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Puits
traditionnel 1 |
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Puits
traditionnel 2 |
Les
huileries
Probablement
c’est les Phéniciens qui ont commencé la plantation
des oliviers dans toutes les régions de l’île, c’est
eux qui ont appris aux habitants de Djerba les moyens d’extraire
l’huile. Ces fabriques qu’on appelle « maasara »
ont existé depuis cette époque.
Ces
huileries sont construites dans les sous-sols pour préserver un
climat tempéré nécessaire à la préparation
de l’huile. L’huilerie souterraine est signalée par
une coupole d’environ 4 mètres de diamètre blanchi
à la chaux. Les familles arrivaient avec leurs grands couffins,
fabriqués de feuille de palmiers, pleine d’olive qu’elles
déversaient depuis l’extérieur par ouverture au toit.
Dans la salle principale on trouve les meules qui servaient à broyer
les olives, se sont deux pierres d’une forme cylindrique roulent
autour d’un axe en bois dans un grand bassin circulaire, elles sont
tirées par un dromadaire ou un âne qui tourne sans cesse.
La patte obtenue est placée dans des chamia en halfa, ensuite elle
passe sous la presse et s’écoule lentement dans des grandes
jarres une huile dorée, et chaque famille concernée venait
récupérer l’huile. Ces « maasara » sont
aujourd’hui remplacées progressivement par des huileries
modernes.
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massaara traditionnelle, forme extérieur |
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massaara traditionnelle dans le sous-sol |
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Stockage des olives
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meunerie d’huile |
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Les "chamias" en halfa |
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Récupération de l'huile |
©nicolas fauqué/www.imagesdetunisie.com |
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