Le travail de la laine (tissage) Imprimer
Cette activité est exercée en majorité par les femmes djerbienne surtout
l'étape de la préparation de la laine et avant le tissage. Ce travail passe par plusieurs étapes longues et difficiles.
La tonte : la tonte a lieu en général au printemps ou bien dés que le climat commence à s'échauffer pour ne pas exposer le troupeau au froid. Depuis les temps, la tonte se pratique avec une paire de grands ciseaux noirs en acier qui ont la forme de deux lames triangulaire.
Le nettoyage : cette étape consiste à dégraisser et à dépoussiérer et à enlever la saleté de la laine brute ensuite laisser la laine sécher.
Le cardage : il permet de nettoyer encore, de séparer les fibres de laine et les rendre parallèle. Ce travail se fait à l'aide de deux planchettes en bois avec des pointes en métal, on brosse les fibres de laine avec les pointes métalliques pour l'aligner, ensuite la laine est enroulée en bobine. Dans la langue djerbienne, cette étape est appelée tgardich, et carde est appelé gardech.
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Le carde (gardech) |
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Une femme partique le cardage |
Le filage : après le cardage, les boules de laines sont tirées à l'aide d'un fuseau ( un bâton court et droit avec un poids au bout , Moghzel en langue djerbienne) pour former un fil. Il existe deux types de fuseau ou Moghzel, le fuseau suspendu qu'on fait tourner en haut au niveau du torse ou bien le fuseau de taille plus grande qu'on fait rouler sur la cuisse.
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Le fiseau (Moghzel) |
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Le rouet (roue à filer) |
La roue à filer est apparue au XII éme siècle dans le monde musulman, celle ci aurait pénétrer en occident au moyen age. Le mouvement de rotation, destiné à donner la torsion nécessaire au fil, est communiqué par une poulie ( et non plus par la fusaïole). Cette poulie est reliée par une courroie à la roue motrice, actionnée à la main à l'aide d'une manivelle.
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Un artisan utilise le rouet |
Cette activité qui s'appuie sur des méthodes traditionnelles et archaïques est quasiment disparu. Ce travail pénible et long est assuré en grande partie par la femme djerbienne qui est connue par son dynamisme et son courage, elle passait une bonne partie de l'après midi à nettoyer, carder et filer la laine ensuite les fils de laine sont vendus au fabriquant de tissu pour une somme négligeable. C'est parce que la femme produise mais ne commercialise pas, c'est les intermédiaires (les hommes) qui touchent le plus de bénéfices.
L'activité du tissage a fait de l'île, depuis l'antiquité, un centre très important pour la fabrication des tissus de laine de toute l'Afrique du Nord. Mais cette activité connaît un déclin considérable, plusieurs facteurs sont à l'origine de ce recul : les difficultés d'approvisionnement en matière première, l'archaïsme des méthodes utilisées et le manque des débouchés commerciaux.
Aujourd'hui à Djerba on trouve encore quelques artisans (homme ou femme) qui continuent à exercer cette activité , ils fabriquent des tapis, des couvertures en laine. A Houmt-souk on peut encore observer des ateliers de tissages comme dans le vieux temps.
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